Une contribution québécoise remarquée à la conférence internationale Biogeomon 2026 en Suède!

11 juin 2026

Evelyne Thiffault et Antoine Harel ont récemment participé à la conférence internationale Biogeomon, tenue à Umeå, en Suède, du 8 au 11 juin 2026. Cet événement d’envergure réunit des spécialistes du monde entier œuvrant à l’étude des cycles biogéochimiques et des interactions entre les écosystèmes terrestres et les changements globaux.

À cette occasion, Evelyne Thiffault a présenté une communication intitulée « Assessing future trajectories of Quebec forests with the tEFISCEN-Space model ». Cette présentation s’inscrit dans la continuité des travaux réalisés lors de son séjour d’étude à l’Université de Wageningen, aux Pays-Bas. Elle y a exposé les résultats préliminaires de la validation du modèle EFISCEN-Space appliqué aux forêts québécoises, un modèle de simulation du cycle du carbone initialement conçu pour les forêts européennes. Ses travaux mettent en évidence la pertinence et le fort potentiel de ce modèle dans un contexte nord-américain, notamment pour simuler l’évolution des stocks de carbone forestier selon divers scénarios d’aménagement. Par ailleurs, cette recherche ouvre la voie à des comparaisons structurées avec le Modèle du bilan carbone du secteur forestier canadien, contribuant ainsi à renforcer et affiner les outils d’aide à la décision en matière de gestion durable des forêts et de lutte contre les changements climatiques.

De son côté, Antoine Harel a présenté une communication intitulée « Soil CO₂ and CH₄ effluxes in powerline rights-of-way and their adjacent forests », portant sur les effets des emprises de lignes électriques sur les dynamiques du carbone des sols forestiers. Dans un contexte mondial marqué par la transition énergétique et la nécessité d’accroître les infrastructures de transport d’électricité, ces emprises représentent une forme de changement d’utilisation des terres encore peu documentée. L’objectif principal de son étude était d’évaluer les variations des flux de dioxyde de carbone (CO₂) et de méthane (CH₄) du sol, ainsi que les modifications des conditions microclimatiques (température et humidité du sol), entre les emprises, les lisières forestières adjacentes et des forêts témoins. Les données ont été recueillies mensuellement entre mai et octobre 2023 et 2024, sur huit sites répartis le long d’un gradient bioclimatique couvrant les forêts tempérées et boréales de l’est du Canada. Les résultats indiquent que les émissions cumulées de CO₂ du sol sont, en moyenne, plus faibles dans les emprises (–7,57 %) et plus élevées dans les forêts de lisière (+11,20 %) comparativement aux forêts témoins. Toutefois, ces tendances varient selon les domaines bioclimatiques, les forêts de sapin baumier présentant notamment une réponse différente. L’étude révèle également que les sols des emprises sont généralement plus chauds et plus humides, sans effet notable sur l’absorption de méthane. Ces observations mettent en évidence l’influence combinée des facteurs abiotiques et biotiques sur les émissions de carbone et soulignent l’importance d’intégrer ces dynamiques dans l’évaluation de l’empreinte carbone associée au déploiement des réseaux électriques.

La participation d’Evelyne Thiffault et d’Antoine Harel à la conférence Biogeomon témoigne à la fois de l’importance, de la qualité et de la portée internationale des recherches menées au Québec en sciences forestières et environnementales. Elle souligne également le rôle actif des chercheurs québécois dans l’avancement des connaissances sur les changements globaux, le développement de solutions pour une gestion durable des écosystèmes forestiers et le renforcement des collaborations scientifiques internationales.

Pour plus de détails sur la 12e conférence internationale Biogeomon , vous pouvez consulter le site officiel de la SLU – BIOGEOMON2026 ou lire la documentation du Nordic Forest Research.

 


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