La Chaire de recherche du Canada en Bâtiments Durables (CRC-BD) est fière d’annoncer une avancée majeure en matière de transfert technologique. Fidèle à sa mission de rapprocher la recherche universitaire des besoins de l’industrie, la Chaire souligne que le « traitement Pépin », développé sous la direction du professeur Pierre Blanchet par Simon Pépin, a fait l’objet d’une licence accordée à la Société Laurentide Inc. en vue de sa commercialisation.
Cette étape constitue un jalon important dans la valorisation des résultats de recherche et illustre concrètement la contribution des travaux universitaires à la transition vers des solutions plus durables dans le secteur des matériaux de construction.
Félicitations à toute l’équipe pour cette avancée significative, qui rapproche la recherche du terrain et participe activement à la création de milieux de vie plus durables et résilients.

Destiné aux infrastructures extérieures en bois telles que les bancs de parcs, modules de jeux et autres aménagements publics, le « traitement Pépin » propose une approche novatrice et plus respectueuse de l’environnement que les méthodes conventionnelles.
Contrairement aux traitements traditionnels qui visent à éliminer les micro-organismes responsables de la dégradation, cette technologie agit en réduisant les mouvements du bois, limitant ainsi la formation de fissures et les conditions favorables au développement des moisissures.
Selon le professeur Pierre Blanchet, cette approche assure une protection durable :
« Il offre une protection contre la dégradation à long terme. Avec les approches traditionnelles, il subsiste des dommages, même lorsque les champignons ne peuvent pas survivre. »
Le traitement se distingue par sa composition innovante, constituée à 97,5 % d’eau et intégrant des composés à faible toxicité, notamment des oxydes d’amines tertiaires, présents dans plusieurs produits courants tels que les savons et les shampoings.
Ces composés se lient aux groupements chimiques du bois, formant une protection durable et résistante au lessivage. Le procédé permet une pénétration d’environ trois millimètres sous la surface, sans recourir à des procédés énergivores comme la pression ou la macération prolongée.
Cette technologie contribue également à réduire le lessivage de substances potentiellement nocives dans l’environnement, un enjeu important des traitements de préservation traditionnels.
Les essais réalisés sur le campus et à la Forêt Montmorency démontrent l’efficacité du traitement après plusieurs années d’exposition aux intempéries. Les structures traitées présentent significativement moins de déformation et de fissuration que le bois non traité.
Ces observations permettent à l’équipe de recherche d’estimer une prolongation de la durée de vie du bois de l’ordre de 20 % à 35 %. Pour les gestionnaires d’infrastructures publiques, cette amélioration représente des économies substantielles en réduisant la fréquence des interventions majeures et des remplacements.
Cette innovation, désormais surnommée le « traitement Pépin » en hommage à son concepteur, représente un exemple concret de transfert technologique réussi entre le milieu universitaire et l’industrie.
Le professeur Pierre Blanchet se réjouit de cette étape déterminante :« C’est très gratifiant de voir un résultat de recherche se rendre sur le marché. »
La Société Laurentide Inc. assurera le développement commercial de cette technologie, ouvrant la voie à une utilisation plus large dans les infrastructures extérieures en bois et contribuant à des pratiques plus durables dans le secteur.
La Chaire de recherche du Canada en Bâtiments Durables place le transfert technologique au cœur de sa mission. Elle vise à développer et à diffuser des solutions innovantes pour des bâtiments et infrastructures plus durables, performants et respectueux de l’environnement
Source: Ulaval Nouvelles