Alors que la construction en bois massif gagne du terrain au Québec, Baptiste Giorgio, diplômé au doctorat en génie du bois et des matériaux biosourcés de l’Université Laval (26 novembre 2024), s’est intéressé aux raisons pour lesquelles ce matériau durable tarde encore à s’imposer dans le paysage bâti.
Au sein de la Chaire industrielle du CRSNG sur la construction écoresponsable en bois (CIRCERB), sous la direction de Pierre Blanchet (ULaval) et la codirection d’Aline Barlet (ENSAP Bx, France), il a consacré sa thèse à l’analyse des perceptions du public et des acteurs de l’industrie à l’égard des bâtiments en bois massif. Ses recherches révèlent un contraste marqué : si le matériau séduit par son esthétique et son impact écologique, il suscite également des inquiétudes persistantes liées à ses coûts, à la sécurité incendie et à la complexité de sa mise en œuvre.
En complément d’un sondage réalisé auprès du grand public, 42 professionnels du secteur ont été rencontrés afin d’identifier les principaux obstacles à l’adoption du bois massif. Ces échanges ont mis en évidence plusieurs freins récurrents: manque d’expertise, contraintes réglementaires et défis de production, mais aussi un fort consensus sur le potentiel environnemental du matériau.
Publié dans le dossier construction de l’édition d’octobre du magazine Les Affaires, une série consacrée à la montée de la construction en bois à la suite de l’ouverture réglementaire du Code national du bâtiment (CNB) autorisant désormais les bâtiments en bois massif encapsulé jusqu’à 18 étages, ce projet illustre les efforts conjoints de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique (FFGG) et du Centre de recherche sur les matériaux renouvelables (CRMR) pour promouvoir des pratiques constructives durables et innovantes.
De la formation d’ingénieurs du bois et de designers de produits à la recherche sur les matériaux biosourcés et les structures écoresponsables, la FFGG continue de jouer un rôle central dans la transformation du secteur de la construction au Québec, en formant des professionnels et en développant des solutions concrètes pour des bâtiments plus durables et résilients.
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Pour en savoir plus sur les travaux de thèse de Baptiste, vous pouvez les consulter ici : https://hdl.handle.net/20.500.11794/172904