Félicitations à Maimoona Birjees, récipiendaire de deux prestigieuses bourses doctorales

5 mai 2026

C’est avec une grande fierté que nous soulignons l’excellence de Maimoona Birjees, qui s’est distinguée en remportant deux prestigieuses bourses de doctorat au concours 2026-2027. Cette double reconnaissance témoigne de la qualité exceptionnelle de son parcours académique, ainsi que de la pertinence et de la portée de ses travaux de recherche.

Elle est récipiendaire de:

  • La bourse de doctorat en recherche (B2) du Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies, d’une valeur de 100 000 $, répartie sur quatre ans, pour son projet  intitulé : « Comprendre le déclin de l’épinette blanche dans les forêts boréales de l’Est : facteurs influençant la chlorose et implications pour l’aménagement forestier durable ».
    Ce projet s’inscrit dans une perspective cruciale pour la compréhension des dynamiques forestières et des impacts des changements environnementaux sur les écosystèmes boréaux.
  • La Bourse de doctorat en recherche pour étudiants (es) étrangers (ères) – PBEEE (V1), destinée aux étudiantes et étudiants internationaux, d’un montant de 41 667 $ sur deux ans, pour ses travaux sur la : « Chlorose de l’épinette blanche dans les forêts boréales du Québec : comprendre les causes et les mécanismes ».
    Le programme PBEEE, financé par le ministère de l’Enseignement supérieur du Québec, vise à soutenir des chercheuses et chercheurs internationaux de haut calibre contribuant à l’avancement des connaissances au Québec.

Le parcours de Maimoona Birjees se distingue par une rigueur scientifique remarquable. Ses recherches, à l’interface de l’écologie forestière et de la gestion durable, contribuent de manière significative à la compréhension des dynamiques forestières et des effets des changements environnementaux sur les écosystèmes boréaux. Elle réalise ses travaux sous la direction de la professeure Evelyne Thiffault (Université Laval) et du chercheur scientifique Nelson Thiffault (Ressources naturelles Canada).

« Au-delà de son travail académique, Maimoona est reconnue pour son leadership et son engagement à utiliser le savoir pour répondre à des défis concrets. Elle a également publié ses recherches de maîtrise dans des revues scientifiques réputées, ce qui reflète à la fois la qualité de son travail et son engagement envers l’avancement de la recherche. En tant que première femme de sa famille et de son village dans le nord du Pakistan (Chitral) à poursuivre des études supérieures, son parcours représente une étape importante et continue d’inspirer les personnes qui l’entourent. »

Nous lui adressons nos plus sincères félicitations pour cette double distinction et lui souhaitons plein  de succès dans la poursuite de ses recherches prometteuses.

Nous remercions également chaleureusement le Fonds de recherche du Québec et le ministère de l’Enseignement supérieur pour leur soutien essentiel à la formation de la relève scientifique et à l’avancement des connaissances.

Résumé du projet de recherche

L’épinette blanche (Picea glauca) est l’une des espèces les plus plantées dans les forêts boréales du Québec. Elle est reconnue pour son adaptabilité, la qualité de son bois et son rôle central dans les programmes de reboisement. Toutefois, depuis quelques années, plusieurs plantations montrent des signes inquiétants de déclin. Un nombre croissant d’arbres présentent des symptômes de chlorose, soit un jaunissement des aiguilles qui indique souvent un stress ou un mauvais état de santé. Si cette tendance se poursuit, elle pourrait réduire la productivité des forêts, affaiblir leur capacité de stockage du carbone et perturber la biodiversité des écosystèmes boréaux. Ce projet porte sur les plantations d’épinette blanche de la Réserve faunique des Laurentides, incluant la Forêt Montmorency (forêt de recherche et d’enseignement de l’Université Laval). L’objectif est de mieux comprendre les causes de ce déclin et de proposer des solutions pour maintenir des forêts en meilleure santé et plus résilientes. Cette recherche combine plusieurs approches: l’analyse de données de croissance à long terme, la cartographie de la chlorose dans les sites reboisés ainsi que l’étude de l’influence des sols, du climat, de la nutrition et des pratiques sylvicoles sur la santé des arbres. En reliant les observations faites à l’échelle des arbres aux conditions locales et régionales, le projet permettra d’identifier les principaux facteurs qui contribuent au déclin.Les résultats soutiendront directement une gestion durable des forêts en permettant la prise de meilleures décisions pour les pratiques de reboisement. À long terme, ces connaissances aideront à s’assurer que les forêts plantées aujourd’hui demeurent fortes, productives et résilientes pour les générations futures.


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